Adios la belle Sucre!...Direction La Paz ou nous retrouverons Delphine, une amie de Mathilde, et Claude son papa. Le trajet s'effectue en bus de nuit, on n´apprehende pas trop malgre tout ce que l'on peut entendre sur l'insecurite et les vols quii sevissent dans les bus de nuit boliviens. Nos sacs sont cadenaces dans la soute et etiquetes, nos daypacks attaches a nos pieds, le passeport d'Antoine dans la poche de son slip kangourou !!!...on n'est jamais assez prudent.
Quelques petites rues sympas ou se cotoient marchands ambulants, boutiques d'artisanat local pour touristes, et marchandes de plantes et remedes traditionnels. On y trouve des ingredients (qui puent franchement) destines a eloignes les esprits malveillants. On peut meme acheter des foetus de lamas seches pour les enterrer sous les maisons et faire ainsi une offrande a la Pachamama (la Terre-Mere).
Au pied des buildings des petits stands ou nous nous regalons de fabuleux jugos naturales de Najanra (jus d'orange) et de sandwichs exquis.
La descente commence de maniere assez anodine sur une portion de route asphaltee, mais ca va deja vite, et entre les voitures et les camions mieux vaut ne pas relacher l'attention.
La route laisse maintenant place a une piste gravillonnee de 3,20 m de large, permettant a peine le passage des vehicules...par vehicules il faut comprendre camions! Entre a-pics vertigineux de 600m, surplombs rocheux qui menacent de tomber, et des chutes d'eau qui erodent la route, difficile de faire plus sur.
Des croix jalonnent le parcours temoignant de la frequence des plongeons dans le vide. L'accident le plus meutrier de toute l'hisoire du transport bolivien eu lieu en 1983 lorsqu'un camion bascula dans le precipice avec une centaine de passagers. Une nouvelle route a ete ouverte sur l'autre versant, goudronnee et beaucoup plus sure. Malgre cela, tous les jours quelques minibus et camions empruntent encore la Route de la Mort.
On traverse les Yungas, des montagnes de moyenne altitude recouvertes d'une epaisse vegetation, veritable terrain de transition entre l'altiplano et la zone tropicale amazonienne. L'humidite et la chaleur se ressentent vraiment. 3 heures auparavant on se gelait a 4650 m.
L'arrivee en bas du canyon sur Coroico est vraiment magnifique, la piste est plus large, moins raide. Au detour d'un virage 4 personnes sont arretes au bord du chemin en criant et s'agitant. Un des types qui faisait la descente avec nous s'est mechamment loupe dans un virage. Son velo a atterrit 4 metres plus bas, coup de bol, hors de la zone des a-pics. Le mec a le visage en sang...bref on passe les details, mais ca nous a bien refroidit.
Le soir a La Paz nous retrouverons Delphine et son papa avec qui nous passerons quelques jours. Au programme, Lac Titicaca et region de Sorata au nord-est de La Paz.
A suivre (Lac Tititcaca)