16 juin 2009

Fin du périple

Difficile de résumer le voyage, ou plutot notre aventure en quelques lignes, car il s'agit vraiment d'une aventure: 12 pays, 16 vols, 2 océans traversés, plus de 10.000 km parcourus en camper-van, des centaines d'heures de bus, une quinzaine de plongées sous-marines, plus de 400 km de trekking dans les jambes, 1 sommet a 6040 mètres, des dizaines d'autres a plus de 4000 mètres, 44°C pour la température maxi dans le désert australien, -7°C pour la mini dans l'Himalaya, 29°C pour la température de l'eau en Thaïlande, 9 jours de pluie seulement, 1 appareil photo usé, une clé USB volée (fait ch...ça!), des centaines de rencontres de locaux, des dizaines de rencontres de backpakers de toutes les nationalités, mais zéro accident, et zéro sentiment d'insécurité....sans compter les centaines d'heures passées dans les cyber-cafés pour vous offrir le récit de nos aventures!

On nous a posé beaucoup de fois la question "Qu'avez vous préféré?" ou "votre meilleur souvenir?". Il est impossible de comparer des pays aux cultures et traditions bien ancrées, et façonnés par des histoires si différentes. Cette aventure est un tout, et ce que nous avons apprécié par-dessus tout c'est cette extraordinaire liberté et ce mode de vie de nomade

"Votre pire souvenir?" il y a eu des moments difficiles c'est vrai, voire très éprouvants, on repense aux treks dans les Andes, à la fin du périple lorsque la fatigue accumulée se ressent, et où le froid se mêle aux effets des hautes altitudes, mais l'enthousiasme, la curiosité , et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés, nous ont toujours portés!

Il est difficile de parler de son aventure à quelqu’un qui ne l’a pas partagé avec soi. Question de pudeur peut-être. C’est une histoire qui n’appartient qu’à nous et à tous ceux qui ont croisé notre route durant ces 9 mois. Alors certains nous parlent de chance. C'est dommage de penser cela. Oui d'une certaine manière nous avons eu de la chance de ne pas avoir été malades ou de ne pas avoir été agressés, le reste ne s'est pas fait par hasard, nous l'avons voulu.

Impossible aussi d'oublier nos familles et plus particuilièrement nos grand-parents, parents, frères et soeurs pour nous avoir soutenus dès l'origine du projet et avoir assuré toute l'intendance postale (encore merci à Hélène et à Daddy).

Et comme l'écrivait Saint-Exupéry..."faites que les rêves dévorent votre vie afin que la vie ne dévore pas vos rêves"...nous avons réalisé un de nos rêves.



Fin!










Mathilde et Antoine

16 mai 2009

Equateur - Quito

Ce matin nous quittons Banos sous un soleil splendide pour rejoindre Quito, la bouillonnante capitale de l'Equateur. On en a entendu pas mal au sujet du climat d'insécurité qui règne dans cette mégapole, et dès notre arrivée à la gare routière nous sommes assez surpris de voir des gardes armés jusqu'aux dents, un peu partout...façon robocop. Bref, nous ne restons que 2 nuits à Quito car dans 3 jours c'est...GO BACK HOME, et oui déjà, le sablier est presque vide. On descend dans un charmant petit hotel en plein coeur de la vieille ville.
La ville est tres animee de jours, mais une fois la nuit tombee, apres 21 heures, les rues sont desertes et nous invitent a rester a l'hotel.
Quito se situe juste à une cinquantaine de kilometres en-dessous de la ligne d'equateur. La tentation d'aller faire un petit saut dans l'hemisphere nord (avant le grand saut du retour) est grande. Direction la Mitad Del Mundo, nom donné à la ville où passe la ligne équinoxiale-latitude o°.

A droite de la ligne, l'hémisphère sud, à gauche l'hémisphère nord

Forcement le lieu est assez touristique, mais avouez que c'est peu courant d'avoir en meme temps un pied dans chaque hémisphère, et de passer ainsi aisément d'une saison à l'autre.

C'est aussi en Equateur que les effets de la force centrifuge de la terre sont les plus forts, on peserait ainsi 1 kilo de moins en Equateur!!...mouai.


A suivre (mot de la fin)

14 mai 2009

Equateur - Banos

Situee a 3 heures de Quito, Banos est une petite ville nichee dans une vallee luxuriante sur les pentes du terrible volcan Tungurahua. En 1998 l'activite sismique du Tungurahua a fortement augmente. En 1999, les sismologues le classent en alerte orange et le 17 octobre 1999, les autorites ordonnent l'evacuation de Banos et des villages voisins. La zone est restee en alerte orange jusqu'en 2002. Aujourd'hui le niveau de risque est redescendu meme si le volcan crache de la fumee et des cendres.
Avant de rejoindre Banos, on nous a conseille de consulter un site ou sont mis a jour quotidiennement les risques sismiques. A priori pas de danger bien que le site du ministere des affaires etrangeres deconseille aux touristes de s'y rendre. A ecouter le ministere il est dangeureux de voyager hors de France, et franchement leurs conseils ne sont pour la plupart plus d'actualite. Ca fait un peu le pays qui a peur de se mouiller. Bref, apres cette petite mise en garde, on se pointe a Banos plutot detendu et le volcan parait calme. On trouve un petit hotel archi sympa situe juste a cote d'un resto suisse tenu par un suisse-allemand qui prepare, entre autre, des fondues bourguignone "delamorkitu" !

Le lendemain, on part faire un tour en buggy jusqu'aux chutes Ines Maria, classees parmi les 10 chutes les plus rapides du monde.
Le debit et la vacarme sont reellement impressionants.
Sur la route on se traine un peu, debout sur la pedale on depasse a peine le 50 km/h, mais on rigole bien...ca rappele les sensations du kart, avec le bruit d'une tondeuse a gazon.

Les chemins de montagne au-dessus de Banos sont un excellent terrain de jeu en quad. Le temps souvent couvert dans la vallee semble se degager un peu. On profite de la fenetre meteo pour partir en quad sur les chemins observer le volcan. En route, on prend en stop deux petites ecolieres sur le chemin de leur maison.
Sur les chemins pentus et en terre le quad se revele redoutablement efficace.

Antoine avec sa bonne tete de vainqueur!


Beaucoup de serres autour de Banos, construites sur les flancs du volcan. Fruits et legumes y sont abondament cultives, a l'abri des intemperies.
Arrives a 2700 metres d'altitude et au bout du chemin, nous n'apercevrons pas le sommet du Tunguruhua qui culmine, cache dans les nuages, a plus de 5000 metres d'altitude. Nous redescendons, un peu decus tout de meme, a Banos. Nous reessaierons demain.
On aura tout essaye! Apres le buggy et le quad...la motocross. Il faut dire qu'en Equateur les conditions de location sont inexistantes, tant qu'on paye, on peut faire ce qu'on veut. Pour une 250 cm3 on ne nous demande meme pas le permis moto, encore moins si nous avons une experience en 2 roues.

On se regale, encore plus qu'en buggy et quad...la moto c'est la liberte absolue. Et puis c'est une bonne facon de se rehabituer au 2 roues qui nous attend dans quelques jours a Paris!!

Une fois encore, bien qu'ensoleille dans la vallee, le temps en altitude est couvert et frais, decidement ce fichu volcan se montre tres discret et ne veut pas etre vu!
On peut quand meme voir les traces des dernieres grosses coulees de lave, juste au-dessus du village.


Dernier petit dej' a Banos, dans quelques minutes nous prendrons le bus pour Quito ou s'achevera notre aventure.



A suivre (Equateur - Quito, fin du periple)




11 mai 2009

Equateur - Cuenca

Nous poursuivons notre remontee vers Quito, initiee depuis Ushuaia il y a maintenant plus de 3 mois. Les paysages de la Sierra du Sud le long de la Panamericana sont toujours aussi beaux. Quelques sommets depassent encore les 4000 metres et le relief reste assez accidente.
Le bus nous depose a Cuenca, une tres belle ville coloniale aux batiments blancs coiffes de tuiles rouges, aux etroites rues pavees et aux eglise toujours aussi impressionantes. Avant l´arrivee des espagnols, Cuenca avait ete conquise par les incas, qui voulait faire de la ville une rivale de Cuzco, en splendeur et en grandeur.
La nouvelle cathedrale aux gigantesques domes bleu pale


Cuenca est l´un des endroits les plus reputes au monde pour acheter des panamas. La ville compte de nombreux chapeliers traditionnels dont le plus connu, Alberto Pulla, qui repare et fabrique des chapeux depuis l´age de 6 ans.

De nombreux articles de presse lui ont ete consacres dans le monde entier.

Alberto nous explique que le vrai nom du panama est en fait Montecristi, du nom de la ville la plus renommee pour sa fabrication. Le quiproquo date des annees 1800 quand des commercants espagnols commencerent a exporter ces chapeaux via le Panama. Au 19ieme siecle, les ouvriers du canal de Panama porterent ces chapeaux pour se proteger du soleil tropical. Ils sont fabriques avec les frondes fibreuses des palmiers qui poussent dans les terres humides de la cote centrale equatorienne.

Il faut environ 1 mois pour confectionner un beau Montecristi superfino. Les meilleurs tisserands ne travaillent que tot le matin et en soiree, afin que la transpiration ne gene pas leur travail.

Nous quitterons l'atelier d'Alberto avec un magnifique Montecristi...tres smart!
La nouvelle cathedrale

Nos bonnes habitudes bien en poche, direction le mercado central et ses delicieux jus de fruits...

...et les etalages de fruits que Mathilde avait discretement reperes a l´entree.

Apres 2 jours passes a Cuenca, nous reprenons la route et la direction du nord de l´Equateur, pour rejoindre le petit village de Banos, repute pour ses bains thermaux et sa proximite avec le bouillonant et tres actif volcan Tungurahua...chaud chaud chaud!!


A suivre, Banos