26 janv. 2009

Chili - Ile Chiloe

De Pucon, un bus pour Puerto Montt, a 300 km plus au sud, d´ou nous prendrons un autre bus pour rejoindre l´ile de Chiloe. Ce matin reveil a 5h30 ...un peu raide. Nous filons en pleine nuit a la gare routiere, Antoine en baillant jusqu´aux oreilles, et Mathilde encore sous le choc d´avoir quitte son lit...la vie de backpackers.

30 minutes de traversee en ferry et nous voici sur la deuxieme plus grande ile du Chili, apres la Terre de Feu, reputee pour son climat incertain, voir carrement pluvieux. Coup de chance il fait beau, et plutot frais (1000 km au sud de Santiago, aux portes de la Patagonie et de ses vents glaciaux).

Pas de guesthouse reservee, on debarque dans la petite ville de Castro, soit disant la plus jolie de l´archipel et la plus typique et demonstrative de l´architecture chilote...mouai!...nous ne partageons pas vraiment ce point de vue, l´interet de Castro reside dans ses beaux palafitos, des petits villages au bord de l´eau composes de maisons en bois sur pilotis aux toitures en bardeaux. Le reste...franchement (encore une fois c´est notre point de vue) pas de quoi se taper le c..par terre.




Le soir depuis la terrasse d´un palafitos...sequence "emotion"

De Castro, nous filons en bus a Dalcahue, d´ou nous prendrons le ferry pour rejoindre l´Isla Quinchao. Cote transport c´est easy, il y a des bus toutes les 20 minutes, idem pour les ferries. Globalement, nous sommes assez surpris par la facilite de voyager et de se deplacer (on n´a pas encore fait les frais des transports boliviens et peruviens) au Chili.

L´ile de Quinchao est un patchwork de petits hameaux, nous stoppons pour une nuit au petit village d´Achao. Aux premiers abords, un village austere, un vent froid balaie des rues desertes, quelques typiques maisons de bois...une belle eglise en bois... avec un plafond...tout en bois!






Reflexe ou envie compulsive de fruits de mer, on s´imagine un petit resto de fruit de mer sur le port...queudalle!...pas de port, un seul resto...et pas de fruits de mer!...l´impensable.

Enfin pas tout a fait, quelques fruits de mer mais pas comme nous en revions, au restaurant on nous explique que pour des huitres natures avec citron c´est pas possible, alors qu´elles sont a la carte, mais par contre on y sert des huitres "vapeur" au fromage (au passage ecoeurantes)...on a toujours pas capte! peut etre que les huitres chaudes ne sont pas faites a partir d´huitres fraiches naturelles...en tous cas l´estomac d´Antoine a bien tenu, Mathilde a mis 30 minutes a s´en remettre!




Lendemain, retour a Castro. Nous y passerons une nuit de plus avant de rejoindre Ancud au nord de l´ile Chiloe. La encore, a la lecture du guide, Ancud ne presente pas beaucoup d´interet et n´est qu´un endroit de passage. En realite, le village se revele plein de charme avec de jolies maisons et un centre tres anime.


Maison typique Chilote

...Un resto , le "Kuranton" ou la decoration, a elle seule, raconte toute une histoire, et ou nous avons deguste de l´araignee de mer (preparee facon Monsieur Jean V.), des palourdes gratinees au parmesan, puis filets de saumon a la plancha, le tout accompane d´un Malbec des vignobles de Mendoza...Nous avions fini par ne plus y croire a ces tresors de la mer!


...L´annuaire des marees devrait etre obligatoire a bord des pelleteuses!


A quelques kilometres au sud d´Ancud, sur la cote pacifique tres sauvage, se trouve un groupe de petites iles, qui abritent des colonies de manchots de Magellan et de cormorans a col noir.


Nous les approcherons de pres sur une barque de pecheurs.

Cormorans a col noir

De retour sur la plage, c´est l´effervescence autour d´un bateau ou des pecheurs, armes de patience, sortent avec habilete des mailles d´un filet d´enormes araignees de mer.



...Une faune riche, des petites cabanes sur la plage, le quotidien des pecheurs chilotes, c´est un tout autre visage de l´ile que nous avons decouvert et de surcroit adore. Le guide conseillait de ne pas passer de temps a Ancud et de filer direct sur Castro...comme quoi, il ne faut jamais rien lacher et aller au bout de ses idees!



Tres bon anniversaire Daddy!!



...A suivre (la Terre de Feu-Ushuaia)

21 janv. 2009

Chili - Pucon

Apres Santiago et Valparaiso, nous entamons notre descente du Chili qui doit nous conduire a Ushuaia, en terre Argentine. Nous n´avons pas vraiment etudie notre itineraire au Chili, mais nous avons comme objectif d´atteindre la terre de Feu fin janvier en faisant un stop a Pucon, et un autre plus au sud, dans l´Archipel des Chiloe.

Pucon, 21.000 habitants est situee dans la region de l´Auricanie, la region des lacs et des volcans. Le succes de cette petite ville, qui l´hiver se transforme en station de ski, vient des lacs, du volcan actif Villarrica, et de la possibilite de pratiquer tous les sports d´eau vive, dans des rapides tres puissants. Pas mal de monde, normal c´est les vacances, mais rien d´insupportable, au contraire il y a une ambiance estivale assez sympa et sportive, on vient a Pucon pour faire le plein de sensations fortes.


Arrivee vers 23h a la gare routiere, dans ces cas la (apres 5 mois de voyage on commence a etre rodes) il vaut mieux avoir reserve auparavant dans une guesthouse. Notre hote, German, vient nous recuperer a la gare routiere. Il nous assure que la vue de sa guesth sur le volcan est magnifique, a cette heure tardive on le croit volontiers d´autant plus qu´il fait nuit noire.

Lendemain matin, effectivement la vue sur le Villarrica est superbe. L´ascension du volcan est un trek assez prise, et il risque d´y avoir beaucoup de monde, peu importe, nous sommes bien decides a le gravir. Les ascensions hors groupes organises etant officiellement deconseillees, on booke le trek et egalement une matinee d´hydrospeed.


L´ascension en elle meme n´est pas tres difficile, et la meteo, tres changeante sur le volcan, est avec nous ce matin la. Il arrive que des groupes rebroussent chemin a peine l´ascension debutee, pour cause de vents violents! ...nous avons un peu de chance.


Le Villarrica est un des volcans les plus actifs et violent du Chili et d´Amerique du Sud. Son cone basaltique a cratere ouvert culmine a 2847 m. Au moins 4 eruptions ont fait plusieurs victimes. Une violente eruption en 1971 ouvrit une fissure de 4 km de large d´ou jaillir quelques 30 millions de metres cubes de lave. Le Villarrica continue de cracher lave, cendre et fumee tous les jours...il bouillonne d´energie!

Nous empruntons un telesiege qui nous fait gagner une heure de marche dans de la moraine, et la on attaque les choses serieuses avec tout l´equipement necessaire (piolet, guetres, casques...).

Nous ne sommes pas les seuls a evoluer sur les pentes du volcan...

...Mais cette ascencion est pur un plaisir et les points de vues sur les lacs et les autres volcans alentours sont magnifiques.


On evolue sur de la glace un peu molle et le piolet se revele indispensable.


...a mi parcours, avec nos bonnes tetes de vainqueurs!



A mi-parcours, la pente est moins raide mais il reste 700 m de denivele!







Enfin le sommet apres 4 heures d ascension ! le cratere est vraiment impressionnant, de la fumee s´en echappe,..etranges sensations que de se savoir sur un volcan effervescent, pret a gronder. Nous evoluons tout autour du cratere et de nombreuses explosions de gaz raisonnent...vraiment incroyable....nous ne verrons pas de jets de lave, mais on peut ressentir la chaleur de la roche et la forte odeur de souffre qui s´echappe du cratere.



La longue descente s´effectue sur une pelle plastique (" cul-luge") dans des ornieres genre piste de bobsleigh, en s´aidant du piolet pour freiner car ca va tres vite...un vrai regal, on s´eclate comme des gamins!



En dehors des activites, c´est la vie de backpacker qui continue, on checke les e-mails, un coup de fil sur skype, et cuisine a la guesthouse. Nous ne savons pas dans combien de guesthouses nous avons fait etape depuis le debut du voyage, mais aucune ne se ressemble et l´ambiance est tres differente d´un endroit a un autre, les voyageurs qui les frequentent egalement et c´est toujours interessant de discuter des voyages de chacun. Nous croisons pas mal de tour-du-mondistes comme nous, en general europeens : hollandais, allemands, irlandais... et aussi beaucoup d´Israeliens qui, apres 2 ans d´armee pour les femmes et 3 pour les hommes, viennent se defouler et passer du bon temps.

Dans les guesthouses, tout est fait pour se sentir chez soi, meme si nous ne le sommes pas vraiment, et seuleument de passage. Pas le temps de s´attacher a un endroit, on pense toujours a la prochaine etape.

...en direct avec Machecoul


A suivre... ( Chiloe)