Arrivee de nuit a Vilcabamba, on avait repere un petit hotel dans le guide. On y passera une nuit. Le lendemain matin, le temps est magnifique et nous tombons vite sous le charme de ce petit village aux jolies petites constructions qui bordent la plaza centrale. On en profite aussi pour changer d'hotel...hamac en terrasse, piscine, petit jardin topical a deux pas de la plaza, le petit hotel auquel nous revions depuis des jours!!
Rendez-vous pris le lendemain matin a la casa de Jose-Luis. Les chevaux sont deja selles et prepares.
Nous quittons le village dans un galop tres soutenu, visiblement les chevaux sont habitues et se suivent. On regrette de s'etre autant goinfres au petit dejeuner, la sensation n'est pas franchement agreable et on se fait vraiment secouer!
Les sentiers se pretent bien a la randonnee equestre, et assis haut la sensation est tres agreable. On ne ressent pas les obstacles epineux et les chevaux s'en accommodent bien.
On discute beaucoup avec Jose-Luiz, 25 ans, qui tient avec son pere le petit commerce de rando equestre. Il nous apprend que le charme et le calme de Vilcabamba ont attire de nombreux touristes qui ont decide de vivre ici et d'y acheter une maison et un terrain. Ces etrangers, principalement des Nord-Americains et des Allemands, menent ici une vie de boheme grace a leur pouvoir d'achat. D'autant plus que depuis 2000 l'Equateur a opte pour le dollar americain comme monnaie officielle et entraine une grave baisse du niveau de vie des Equatoriens. Consequence: les prix des terrains ont flambe (2 agences immobilieres dans le petit village!) et les natifs eux n'ont pas les moyens d'acheter. Ce qui oblige Jose-Luiz a vivre chez ses parents avec sa fiancee...bon c´est certain il y a pire comme vie et il n´a pas l´air malheureux.
Comme dans tous les pays d'Amerique Latine, c´est la meme maniere de tenir les rennes, assez hautes, plutot souples, et d'une seule main.
Retour au village au galop, ca va tres vite et on se cramponne aux crinieres, les chevaux sont presses de rentrer. Quant a nous, on constate l'etendue des degats apres ces 3 heures de balade...dos en vrac, posterieurs en feu, et cuisses douloureuses.
A suivre (Equateur - Cuenca)