Nous quittons Emeralda beach dans la matinee pour rejoindre Byron Bay toujours dans l'etat du New south Wales sur la Gold Coast. La route est vraiment belle, en remontant sur la highway 1 on traverse des forets d'eucalyptus, des champs de canne a sucre. La ou la foret est moins dense on apercoit des homestead, grandes fermes a l'autraliennes avec betail et chevaux qui arpentent des clairieres ressemblant a de petites savanes. Beaucoup de bras de mer gagnent l'interieur des terres et entrecoupent les routes.
Et toujours sur notre droite l'ocean pacifique. Nous nous arretons souvent pour contempler sa puissance et entendre son vacarme assourdissant.
Sur la route, d'ou l'on apercoit des maisons en bois a toit de tole ondulee, tres typique de l'architecture australienne (si on peut appeler ca de l'architecture), on croise pas mal de camions, pick-up et 4x4 munis de kangaroo-bars ou bull-bars qui sont en fait des enormes pare-chocs butoirs...imaginez le carnage.
Nous arrivons a Byron Bay, La Mecque du surf ou toutes les grandes marques de surf ont pignon sur rue dans l'apres midi et nous stoppons dans un caravan park, pratique pour faire le plein d'eau et recharger les batteries du camper.
Byron Bay, petite ville de bord de mer aux plages superbes et au microclimat paradisiaque situe presque a la frontiere du Queensland est le rendez vous de la jeunesse doree australienne, des surfers et de pas mal de globe-trotters du monde entier. Les premiers surfers purs et durs s'y sont installes dans les annees 60. Les hippies ont suivis. Certaines de leurs cultures de hachish ont survecu sous le couvert de la foret tropicale.
La ville est petite mais il y a une ambiance vraiment agreable, le surf y est roi et les surf shops gigantesques jalonnent les rues, pas mal de petits restos, boutiques...
Pour la deuxieme nuit, nous avions repere un endroit superbe sur une dune dominant la plage, et manque de bol un autre campervan avec 3 australiens avec des tronches vraiment louches viennent nous boucher la vue. On decide de lever le camp et on se rabat sur un autre endroit, moins sympa et plus expose au voisinage. A 7h00 du mat' on s'est fait brusquement reveiller par les rangers. Pendant que Mathilde finit d'emerger, le mec m'explique dans un australien incomprehensible que le camping sauvage est interdit et nous prie de quitter les lieux. Prostre dans mon slip blanc face a lui je fais mine de ne pas comprendre ou lui repond un coup "yes", un coup "no" au hasard de ses questions !!.
A ces latitudes, le soleil pointe son nez tres tot, vers 5h30 et a 8h00 la chaleur est ecrasante, Mathilde essaiera le body board avec succes et s'eclate vraiment, et Antoine tentera en vain de monter sur une planche de surf. L'apres midi, comme tous les apres midi au bord du pacifique sud, le vent se leve.